IN CORPORE SANO
On m'appelle "le couturier". Alors que je suis le corps sain; Le saint corps. Ce que je vis, nul ne peut le comprendre. Ca n'est ni un cochemard, ni un cote. Encore moin un fantasme. Pas un rêve d'enfats. Pas un délire érotique.Ce ne sont pas des élucubrations d'un vieux fou, même si ça ena tout l'air. C'est ma vie. La vie rêvée d'un ange, comme le dit un titre d'un filme que je n'ai jamais vu.
J'aurais dû commencer par "ce que je vivais". car je ne vis plus rien, désormais. chacun me crache à la figure, par écran de télévision interpossé, ou en voyent mon nom sur les colonnes des faits divers. seules les femmes parfois, ou les homosexuels se caressent en regardant ma photo. C'est du se que disent les rumeurs.
je ne pourais dire quand les premières explorations ont commencé. Je ne m'en souviens plus.peut-être que mon cerveau mériterait que l'on plonge un peu plus en profondeu. Un voyage dans le monde du silence, sans en dérenger les eaux troubles. Au fin fond des abysse. Parfois, le docteur Benjamin s'y attelle. du moins, il le croit. il fait ce qu'il peut, le pauvre. On me sort de ma cellule, on m'emène face à luiet il me demande :
-Comment va-t-ont, aujourd'hui ?
Pauvre fou. il s'imagine, sans doute que je suis schizophrène. Que je suis plusieurs. Ou pire, que je suis indéfini. Comme L'article "on". je lui réponds :
-On va bien, docteur.
Et je lui souris.
Il me répond, parfois.
Je pensequ'il m'a reconnu, mais il fait comme si ça n'était pas le cas. Nous avons fait nos études ensemble. Même faculté de médecine. Spécialités différentes, mais même université. Même tronc commun initial...
Le Dr Benjamin est un grand brun au sourire impecable. Sont teint est mat, mais cela semble plus être l'oeuvre des UV que celle d'un grand voyage dans les mers du sud. le
Dr Benjamin ets divorcé. il est seul. Presque malade. Il dépérit. Je lui avait dit, la première fois qu'il m'avait reçu en entretien :
- vous êtes seul.
Il avait regardé ailleurs.Ses yeux brillaient. Les larmes montaient. Il a dû se demander comment un pauvre fou avait pu s'apercevoir qu'il était seul. Je suis fou,un peu sorcier, totalement voyant... Voilà ce qu'il a dû se dire ! C'est surtout grâce à la marque d'allience, à l'annulaire gauche, que j'ai pu en déduire qu'il était seul. La séparation récente. Rien de sorcierdans tout ça. De l'observation. le sense du détail. Les détails. Au milimètre près.
-On va bien, je lui répète, en général.
Et il attend encor.
Et j'atends...
Et il atend...
Et personne ne parle .Curiruse méthode de la psychiatrie... On attend que le patient parle en le regardant au fond des yeux, en le scrutant t du fond de l'âme. Alors qu'il sufit de bien l'observer, de ne pas attendre qu'il parle mais mais d'être attentif au moindre geste, au moindre hossement d'epaule, au moindre détail, comme la trace sur l'anulaire... Les médecins de la prison m'ont ausculté, bien évidament. Ils ont vue les cicatrices, bien évidement ! tous ceci ne s'était pas construit par hasard ! A partire de là, ils auraient dû comprendre. Ils auraient dû renouer les fils de la marionnette qu'ils étaient en train de traîner du bureau du juge en cellule, de la cellule à l'hôpital psychiatrique, et ainsi de suite... Pourtent, immediatement après mon arrestation, on m'avait questionné. d'où viennent ces cicatrices ? Qui les a pratiquées ? Pourquoi ai-je ce curieux regard ? où sont passées mes empreintes digitales ? des qestions, des questions ....Des parle, encor des paroles. Regardez-moi ! Ne ditent rien et regardez-moi ! C'est pourtent pas dur à comprendre ! Cessez de parler et regardez ! Sentez-moi, même si vous le voulez ! partout !
Faite commes ces femmeset ces homosexuels qui se masturbent sur les photos de mon visage et de mon corps exposé comme celui d'un monstre de foire. Et vous comprendrez.
Ne posez pas de question.
Les premières explorations ont eu lieuilm y a quelques années déjà. Quand ? Je ne saurais
vraiment le dire. C'est peut-être un soir d'hiver,en me promenant sous les balcons d'une quelconque résidence universitaire. Ca ne pouvait pas se produire ailleurs. C'est ici que se logent la beauté, la jeunesse